Présent au G.C Lyon lors du Trophée Junior qu’il parraine, le Lyonnais Raphaël Jacquelin (43 ans) revient sur une saison compliquée. 

Raphaël, après votre 30è place au Valderrama Masters, vous finissez au 157è rang du classement européen 2017. Quel bilan en tirez-vous ?

En 21 saisons sur le Tour, c’est ma plus mauvaise. Je suis déçu obligatoirement de mes résultats car j’ai raté beaucoup trop de cuts et, en plus, sur les gros Rolex Series qui font la différence. Et sur le plan technique, le grand jeu n’était pas au rendez-vous, je dirai même d’ailleurs depuis le milieu de l’année passée.

Exemption de deux ans

Vous conservez néanmoins votre carte pour l’an prochain

A la différence d’autres pros français, des jeunes notamment, j’avais la chance cette fois de n’avoir aucune pression car j’ai  une catégorie qui me permet de tout jouer en 2018 et même pendant deux ans. Comme je suis dans les 40 premiers de la Career Money list, j’ai droit à un an ’’gratuit’’ qui me donne une catégorie me permettant de rentrer juste après le 100è, donc, pour moi, ça ne change quasiment rien à mon calendrier. Je peux rentrer dans les Rolex, les PGA, tous les gros donc. Et la 2è année d’exemption tient au fait qu’en restant dans ces 40 premiers, j’ai joué plus de quinze ans sur le Tour sans perdre ma carte. (En aparté) Bref, je ne suis pas encore à la retraite ! (sourire)

Photo ©D. Roudy/Golf Auvergne Rhône-Alpes Magazine

Et donc, sérénité aussi pour 2019 ?

En fait, le but c’est de ne pas récidiver en 2018 parce qu’il n’y a pas vraiment d’intérêt à refaire une saison pareille, surtout après plus de 21 ans ! Si fin 2018 je n’ai pas fait les résultats qui montrent que je reste au niveau  je ne vois pas l’intérêt de continuer. Donc, pour l’an prochain je ne change rien, ça reste une saison comme les autres : mêmes entrées dans les tournois, même préparation, même encadrement. Je débute ma saison fin novembre à l’île Maurice, puis ça sera l’Afrique du Sud, début janvier et on va se préparer pour une nouvelle année. En 2018,  je peux faire aussi la meilleure saison de ma carrière. Maintenant, avec ces gros tournois, si on arrive à bien jouer sur une grosse semaine ça peut tout changer, ce qui est un peu dommage, mais pourquoi pas !

Votre regard justement sur ces Rolex series ?

C’est bien pour le Tour européen parce que ça le fait grossir mais ça ne reflète pas obligatoirement une régularité, un niveau de jeu. Il ne faut pas rater grand-chose avec le niveau qui augmente sur le Tour car malheureusement ça compte six fois plus qu’un autre tournoi, et une bonne place permet de faire un bond énorme. Ceci dit, le golf évolue, se démocratise et le haut niveau suit.

Recueilli par Roland Botella

 

PQ 3 pour Stal, PQ2 pour Gros

Si Raphaël Jacquelin conserve réglementairement ses droits de jeu sur l’European Tour (cf. ci-dessus), ce n’est pas le cas des deux autres Lyonnais Gary Stal et Sébastien Gros. De part leur classement (respectivement 145è et 171è) des pré-qualifications aux cartes (PQ2) étaient obligatoires, du 3 au 6 novembre avant de pouvoir intégrer le dernier acte qualificatif à Tarragone (du 11 au 16 novembre). Ce sera le cas pour Sébastien (27 ans), mais pas pour Gary (25 ans) à qui sa victoire en 2015 à Abu Dhabi permet d’éviter les PQ2 pour préparer directement la fameuse épreuve des ‘’cartes’’.