L’Iséroise, numéro 1 française et numéro 29 mondiale, défendra les couleurs de l’Université de l’Arkansas.

La saison 2025 a été riche en réussite pour Sara Brentcheneff (18 ans) qui peut notamment se targuer d’une victoire sur le LETAS, la D2 professionnelle, ou d’une 13e place aux Mondiaux amateurs, le tout assorti d’une participation à la Junior Ryder Cup. Après avoir démarré l’année au 81e rang mondial, la sociétaire du G.C Lyon l‘a achevée à la 29e place mondiale, mettant ainsi en évidence sa progression constante et son statut de numéro 1 française.

Dans la foulée, la saison 2026 s’annonce encore plus excitante puisque la protégée de Raphaël Reynaud va toucher du doigt son rêve américain, tout en préparant son entrée dans le monde professionnel. Après notamment une conséquente préparation physique en terre lyonnaise, l’iséroise va ainsi rejoindre mi-janvier l’Université de l’Arkansas à Fayetteville pour intégrer la réputée équipe des ‘’Razorback’’ (Ndlr, les Sangliers ) qui tient les premiers rôles en championnat NCAA. « On a quatre filles dans le top 50 dont la numéro 6 mondiale et on est les concurrentes de Stanford. Lorsque j’y  suis allée en visite, j’ai vu que les infrastructures étaient juste incroyables et que le parcours était très dur » explique Sara qui aura aussi l’occasion de croiser la championne Stacy Lewis, native de la localité, et tout juste retraitée des circuits.

L’apport de Nicolas Paviet

Bref, voilà un site idéal pour s’aguerrir aux rudes joutes à venir. Après avoir hésité, notre demoiselle a pris sa décision grâce aux contacts appréciés avec Shauna Taylor, la manager de l’équipe, mais aussi grâce au travail de mise en relation opéré par le Drômois Nicolas Paviet, un ex-joueur de Charmeil basé aux USA et fondateur de US Athletic Performance. « Il fallait me lancer, pour prendre un peu plus d’expérience, me confronter aux meilleures mondiales et m’habituer aux parcours américains. Mon but c’est d’évoluer sur le LPGA et les plus gros sponsors sont aux États-Unis » souligne-telle motivée. « J’ai hâte de reprendre ! »

Si l’Augusta National Masters (1-4 avril) figure fatalement au programme, elle essaiera, courant mars, de se qualifier pour l’US Women Open (4-7 juin). « J’aimerais bien jouer un Majeur, quel qu’il soit » dira-t-elle. « Et l’Amundi Evian, j’y pense un peu aussi, dans un coin de ma tête. » Parmi les autres objectifs, les épreuves qualificatives aux cartes d’accès du LPGA Tour, sans oublier d’aider son club à conserver le Trophée Golfers’ (21-25 mai au Mans) brillamment conquis l’an passé, ainsi que divers gros rendez-vous internationaux amateurs en Europe.

R.B

Photo ©T. Jones/LET