Autour du premier parcours d’Europe à s’équiper de départs et greens synthétiques, le complexe situé dans l’Ain, aux portes de Genève, a fait peau neuve avec de nouveaux équipements.

Depuis le 2 mai dernier, les golfeurs se sentent moins seuls au Jiva Hill Resort. Car si le parcours est resté ouvert quasi normalement pendant la durée des travaux, le reste du complexe a été fermé pendant six mois. Il faut dire qu’un ambitieux programme de rénovation et de transformation avait été lancé. A la clé, une nouvelle piscine extérieure chauffée et une offre de restauration renouvelée, suite à l’arrivée du chef Jean-François Vasseur aux commandes du Jiva, établissement semi-gastronomique dans une salle totalement refaite flanquée d’une superbe terrasse, et du Jardin, à la cuisine d’inspiration méditerranéenne. Par ailleurs, en fin d’année, la construction d’un nouveau bâtiment sera terminée, qui permettra d’ajouter une vingtaine de chambres à l’hôtel 5 étoiles Relais et Châteaux.

Bref, de quoi augmenter l’attrait de ce domaine de 40 hectares implanté à Crozet, dans le pays de Gex, dans l’Ain, à quinze minutes de Genève et au pied de la station Monts-Jura. Où l’on peut profiter d’une base de ski nautique, de courts de tennis, d’un parcours santé, d’un spa et d’un héliport, en plus bien sûr d’un parcours de golf atypique.

Créé il y a 9 ans, en complément de l’hôtel déjà existant, ce tracé 9 trous dispose en effet de départs et de greens synthétiques. « C’est écologique, cela permet d’éviter des traitements chimiques et des arrosages, ce qui est dans l’air du temps et bien utile », souligne Fanny Royer, la responsable du golf. De plus, les jardiniers consacrent leur temps à entretenir le reste du parcours. Ces greens, qui disposent de cinq positions de drapeaux différentes, sont composés de brins synthétiques et de sable. Six fois par an, la société les ayant installés vient les entretenir. « Ces greens peuvent pitcher et la roule reste identique, assure Fanny Royer. Ils ont même tendance à s’accélérer au fil du temps et sont en général plus rapides que des greens naturels ».
Par ailleurs, chaque départ dispose de deux aires différentes, de façon à avoir des angles de mises en jeu différentes d’une boucle à l’autre, si on décide de jouer 18 trous.

Régulièrement consulté et visité

Le Jiva Hill dispose actuellement de sa deuxième génération de synthétiques, installés lorsque le parcours a été rallongé. Même en hiver, à 500 mètres d’altitude dans une région où le froid sévit, les conditions de putting restent identiques. Pas de souci de greens d’hiver… Premier parcours en Europe à avoir opté pour ce choix, le Jiva Hill est régulièrement consulté et visité par des golfs du sud de la France, en proie à des problématiques d’arrosage, ou de la Suisse voisine.
« Le tracé n’est pas trop compliqué, même s’il comprend quelques difficultés, notamment des zones d’eau, explique Fanny Royer. C’est un parcours d’entraînement idéal. Beaucoup de golfeurs viennent jouer le soir après le travail ou entre 12 h et 14 h. Le cadre s’avère aussi magnifique, entre les montagnes du Jura et la vue sur la chaîne des Alpes et le mont Blanc. »

Ce club encore très jeune possède 150 membres et voit le passage d’extérieurs via l’attrait du réseau Golfy.  Et surtout, il peut compter sur 100 enfants à l’école de golf, qui optimise l’utilisation du practice et des zones d’approches. « Un vrai succès qui apporte du dynamisme. » L’association sportive n’est pas en reste et mise sur le développement des équipes au sein du Jiva Hill, cette « colline vivante » aux allures paradisiaques.          

C.P.

Ce parcours peut se jouer toute l’année grâce à ses greens et départs synthétiques, qui font l’objet de demandes de renseignements régulières d’autres clubs

La salle du nouveau restaurant, le Jiva