Présente cette semaine à l’Open des Hauts- de-France, la Bressane de 38 ans est en quête d’un troisième titre sur le LETAS.

Après 15 ans de carrière professionnelle, Lucie André cherche toujours à progresser tout en disputant le LET Access Series (LETAS)*, la D2 européenne. Cette semaine, la Bressane de 38 ans aborde l’Open des Hauts-de-France (du 10 au 12 septembre) en pleine forme, après avoir franchi le cut lors de neuf des dix tournois qu’elle a joués cette saison.

Organisé au Aa Saint-Omer G.C ce tournoi – le 13e des 19 épreuves du calendrier LETAS 2026 – réunira un plateau réduit de 66 joueuses, car il s’agit d’une épreuve mixte organisée conjointement avec l’Alps Tour masculin. « Je suis vraiment ravie d’être de retour, c’est toujours un tournoi agréable » sourit Lucie. « La météo devrait être clémente cette année, espérons-le. Je me sens un peu comme chez moi quand je reviens ici. »

Avant de poursuivre : « J’ai le sentiment que mon jeu progresse beaucoup. Il est très régulier. Je rencontre encore quelques difficultés, mais je vais essayer de rester patiente et de donner le meilleur de moi-même. L’objectif principal est de gagner un tournoi ou de finir dans le top 5. »

Une concurrence très jeune et un putting « à l’ancienne »

Rappelons que Lucie compte déjà deux victoires sur le LETAS à son palmarès : en 2017 au Foxconn Czech Ladies Challenge et en 2023 à Gérone (Espagne).

Près de dix ans après son premier succès, la Burgienne parcourt toujours le circuit en quête d’une troisième victoire, face à des concurrentes bien plus jeunes. Évoquant ce qui la motive à continuer, elle confie : « J’aime vraiment la compétition. Lorsque je joue sur l’Access Series, c’est comme si j’étais avec ma deuxième famille. L’ambiance est très agréable et j’apprécie beaucoup les gens qui m’entourent. » Puis de souligner « J’ai le sentiment que le niveau a beaucoup progressé depuis le Covid. Je ne sais pas pourquoi, car pendant la pandémie, nous n’avions pas la possibilité de nous entraîner, du moins en France. Le niveau est vraiment élevé actuellement, tant sur le LET que sur le LET Access Series. Quelque chose a changé. Les jeunes joueuses frappent la balle très loin. Elles réalisent désormais des scores très bas. Alors oui, j’essaie de tenir le rythme face à elles, mais c’est parfois compliqué. »

La majorité des golfeuses de la nouvelle génération a adopté la méthode de lecture de green « AimPoint », fondée sur les données et qui consiste à utiliser ses pieds pour ressentir la pente du green et la traduire en une cible visuelle précise. De son côté, Lucie André continue d’utiliser une méthode plus traditionnelle, en se fiant à ses yeux. « Je n’utilise pas AimPoint car, pour être honnête, je ne ressens rien avec mes pieds », explique-t-elle. « Parfois, je le regrette un peu, car il m’arrive de ne rien voir sur le green. C’est donc un peu au jugé. Je fais de mon mieux, mais le putting n’est pas le point fort de mon jeu. Parfois, c’est très bon, et d’autres fois, ça ne l’est pas. »

« Retrouver le LET »

Bien qu’elle ait déjà franchi des étapes importantes – comme sa participation à son premier tournoi du Grand Chelem lors du British Open 2015 -, il manque encore une chose à son palmarès.

« Mon objectif principal est de retrouver le LET et d’y décrocher une victoire », déclare-t-elle. « Ce serait génial. Au départ, je visais le LPGA, mais je ne sais pas si c’est toujours ce qui me correspond, car cela impliquerait de vivre là-bas, de bâtir une vie différente et je ne suis plus tout à fait sûre de vouloir cela. Je vais simplement essayer de donner le meilleur de moi-même cette année et je verrai ensuite. Je n’ai pas de plan précis pour l’avenir, mais j’aime toujours autant jouer et faire de la compétition ; je continuerai donc aussi longtemps que possible. »

Lucie  entamera son premier tour de l’Open des Hauts-de-France ce jeudi à 13 h35 depuis le départ du trou n° 10, aux côtés de la Suissesse Victoria Levy et de l’Allemande Hanna Tauber.

 

©Photo Jesper Vinzents

*Article réalisé avec l’aide du LETAS