Ce jeudi à Evian, le Champions Course a donné du fil à retordre à la native de Montélimar Pauline Roussin-Bouchard (26 ans) qui évolue sur le LPGA Tour. Une matinée compliquée pour la Drômoise qui a finalement bouclé son premier tour en +3 (74).
Après une séance d’autographes et photos avec ses jeunes fans venus notamment de la région Rhône-Alpes, – on soulignera la présence d’un groupe de jeunes pousses du club des Étangs à Savigneux (42) où les parents de Pauline ont appris le golf – elle revient sur son premier tour.
« Aujourd’hui, j’ai eu pas mal de malchance sur des très bons coups qui ne finissent pas bien. J’ai craqué sur le 1 mais le bogey est justifié. J’ai tapé dans le champ avec les vaches. Le trou d’après, je fais birdie. Et ensuite, sur le coup suivant, ma balle va dans le bunker injouable.
« Ça m’a un peu chagriné »
Être +3 après deux trous sans avoir beaucoup joué, ça m’a un peu chagriné. Après ce sont des pressions. Le jeu est en place, le swing est en place mais c’est cet environnement. En fait, je suis oppressée par mes souvenirs, par tout ce qui a pu se passer sur ce parcours et j’ai même jeté mon carnet après. Il doit être écrasé en deux au fond de mon sac ! (rires). Mais j’ai continué. On dit toujours que quand on manque de chance, ça va finir par s’inverser… » Puis de poursuivre souriante « Mais à chaque fois je reviens ! «
Et à partir du 4, la tendance s’est inversée pour Pauline et les putts sont tombés. Trois birdies sur le retour. « En plus ce sont des trous dont je n’ai pas de très bons souvenirs. Mon cadet m’a dit alors de jouer stupide, de viser la cible. Il fallait changer quelque chose de toutes façons. »
Continuer sur la même dynamique
« Demain, Je vais essayer de continuer le plus possible la dynamique que j’ai pris à partir du 3 aujourd’hui. Je sais que la semaine aura une fin à un moment donné. Quoiqu’il se passe ici, ce n’est pas pour cela que ma saison sera terminée. Bien sûr, le parcours affecte mon swing d’une certaine manière. Cette semaine est particulière. J’adore jouer en France, devant le public français, j’aimerais faire mieux. Donner plus… Mais c’est un combat d’être ici car on ne sait jamais à Evian ! »
Photo ©M. Runnacles/LET
















