De passage au GCL, le Lyonnais livre son sentiment sur la récente décision prise par Julien Guerrier de mettre un terme à leur collaboration.

Avec la participation de Raphaël Jacquelin mi-octobre au GC Lyon lors du Pro-Am Seniors, l’opportunité nous était offerte de demander au quadruple vainqueur lyonnais sur le circuit européen, de donner son sentiment à propos de la  décision de Julien Guerrier de mettre un terme, avant l’Open de France, à la collaboration entreprise avec le coach* qu’il est désormais. Avec ce rappel que le second cité était, lui, présent, quinze jours auparavant, toujours au GCL, lors du Pro-Am Sogelym-Dixence, et nous avait confessé alors avoir été partagé entre « son besoin de changer de discours » et « son amitié » pour Raphaël Jacquelin.

« Ça fait partie du métier et c’est normal » notera tout de go ce dernier, avant de souligner un premier aspect positif de leur collaboration. « Ce qui est bien c’est que depuis janvier 2023, on a fait trois belles années, et c’est autant positif pour lui que pour moi d’avoir pu l’amener jusqu’à sa première victoire**, de lui avoir permis de jouer la finale de The Race. » Puis de reprendre le fil « Que le joueur décide d’arrêter parce qu’il n’avance plus, c’est normal », avant d’exprimer un regret sur cette rupture. « Je trouve ça dommage parce que je pensais qu’on pouvait continuer à faire du bon boulot. Après, effectivement, depuis quelque temps il stagne et quand on est joueur ça n’est jamais très agréable, et des fois on a besoin de changement. »

« Je suis passé par là »

Puis de poursuivre « Ça ne pose aucun problème entre nous, et c’est aussi normal d’être un peu déçu en tant que coach sur le moment, mais je sais ce que c’est parce que je suis passé par là ». Pour vite repositiver « En tout cas, je ne suis pas déçu par l’homme qu’il est. Du tout. Et j’espère surtout qu’il va retrouver quelqu’un qui va faire du bon boulot, et qu’il ait la tête dans le bon sens pour continuer à performer, parce que je pense qu’il peut performer encore un peu de temps sans problème ! »

On lui a demandé alors si, comme l’avait laissé possiblement envisager Julien Guerrier, s’il pourrait accepter l’hypothèse de le re-coacher. La réponse a fusé sans détours « Parfois ça fait du bien de faire un break. Je ne suis pas du tout fermé et je ne fermerai aucune porte ! »

R.B

 

*Au golf de Massane, en compagnie d’Alain Alberti, il supervise notamment l’enseignement sur la structure tout en intervenant aussi sur le Sport-études.

**L’Andalucia Masters en octobre 2024 (DPW Tour)